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Universit¨¦s et enseignement sup¨¦rieur en France

Par rapport ¨¤ d¡¯autres pays, la France dispose d¡¯un syst¨¨me d¡¯enseignement sup¨¦rieur inhabituel et complexe. Dans presque tous les pays du monde, les universit¨¦s sont le summum du syst¨¨me ¨¦ducatif, les institutions qui fournissent les meilleurs centres d¡¯excellence. Ce n¡¯est pas le cas en France.

Alors que la France compte pr¨¨s d¡¯une centaine d¡¯universit¨¦s, la plupart capables de tenir leur propre en mati¨¨re d¡¯enseignement et de recherche avec des universit¨¦s d¡¯autres parties de l¡¯Europe, le sommet du sommet de l¡¯¨¦ducation en France est repr¨¦sent¨¦ par des ??Grandes ¨¦coles??.

Ces grandes ¨¦coles sont relativement peu nombreuses et tr¨¨s s¨¦lectives (au sens am¨¦ricain du terme) et donne une ¨¦ducation sup¨¦rieure tr¨¨s soign¨¦e aux futures ¨¦lites de la nation (hauts fonctionnaires, dirigeants d¡¯industrie, hauts dirigeants militaires, hauts politiciens, ing¨¦nieurs, physiciens, etc.).

Malgr¨¦ la pr¨¦occupation nationale de l¡¯¨¦galit¨¦ des chances, le haut de gamme des syst¨¨mes d¡¯enseignement sup¨¦rieur fran?ais est ¨¦litiste.

Les Grandes ¨¦coles sont tr¨¨s bien financ¨¦es, ont de petites classes et du personnel enseignant de haut niveau. Et elles (Les Grandes ¨¦coles et le lyc¨¦e pr¨¦parant les ¨¦tudiants ¨¤ leurs examens d¡¯entr¨¦e comp¨¦titifs) accaparent une grande partie du budget de l¡¯¨¦ducation - au d¨¦triment des universit¨¦s fran?aises, es qui est sous-financ¨¦e, par rapport aux normes internationales.

Deux des Grandes ¨¦coles fran?aises (ENS et Polytechnique), figurent dans le top 100 des universit¨¦s mondiales THES/QS 2009; les ¨¦coles fran?ais de gestion se classent bien dans la liste QS 2009 europ¨¦enne, dont 4 dans les 20 premi¨¨res places.

N¨¦anmoins, malgr¨¦ leur financement limit¨¦, les universit¨¦s fran?ais obtiennent de bons r¨¦sultats; et en termes de productivit¨¦ (le rapport entre l¡¯investissement par ¨¦tudiant, la qualit¨¦) ils doivent se classer parmi les ¨¦tablissements d¡¯enseignement sup¨¦rieur les plus efficaces de tous les pays d¨¦velopp¨¦s !

Frais d¡¯¨¦tudes en France

Les frais d¡¯¨¦tudes standards de base en France en 2019 sont de 184 € par an pour les ¨¦tudiants de premier cycle, et de 256 € par an pour les fili¨¨res de master- plus quelques extras qui peuvent s¡¯¨¦lever ¨¤ moins de 100 €.

Les ¨¦tudiants peuvent ¨¦galement obtenir?: des acc¨¨s aux restaurants subventions pour ¨¦tudiants, ¨¤ des r¨¦sidences de base de tr¨¨s bon march¨¦ (bien que la demande d¨¦passe largement l¡¯offre pour les chambres en r¨¦sidence), ¨¤ des laissez-passer d¡¯autobus et des rabais dans de nombreux endroits.

De plus, les ¨¦tudiants issus de milieux ¨¤ faible revenu re?oivent des subventions. Les bourses d¡¯¨¦tudes fran?aises varient d¡¯une simple exemption du paiement des frais de scolarit¨¦ ¨¤ l¡¯exemption + 4370 € par an.

Entr¨¦e dans l¡¯enseignement sup¨¦rieur :

Les universit¨¦s fran?ais sont ouvertes ¨¤ tous les "bacheliers??, c¡¯est-¨¤-dire les ¨¦tudiants qui ont r¨¦ussi leur baccalaur¨¦at. Cependant, alors que certains types de fili¨¨res de dipl?me sont ouverts ¨¤ tous les arrivants (notamment les fili¨¨res dans les facult¨¦s d¡¯arts et les sciences sociales).

Les fili¨¨res scientifiques et m¨¦dicales ne sont g¨¦n¨¦ralement ouvertes qu¡¯aux ¨¦tudiants qui ont pass¨¦ un baccalaur¨¦at scientifique fran?ais les universit¨¦s sont ouvertes ¨¤ tous les "bacheliers??, c¡¯est-¨¤-dire les ¨¦tudiants qui ont pass¨¦ leur baccalaur¨¦at.

Cependant, alors que certains types de fili¨¨res de dipl?me sont ouverts ¨¤ tous les arrivants (notamment les fili¨¨res dans les facult¨¦s d¡¯arts et les sciences sociales), les fili¨¨res scientifiques et m¨¦dicales ne sont g¨¦n¨¦ralement ouvertes qu¡¯aux ¨¦tudiants qui ont pass¨¦ un baccalaur¨¦at scientifique.

Le baccalaur¨¦at est l¡¯¨¦talon-or, quand il s¡¯agit d¡¯entrer ¨¤ l¡¯universit¨¦; mais entrer dans une ??grande ¨¦cole?? est un jeu de balle tout ¨¤ fait diff¨¦rent.

L¡¯entr¨¦e dans de nombreuses ??grandes ¨¦coles?? est au niveau ??bac+2??, c¡¯est-¨¤-dire le niveau de la troisi¨¨me ann¨¦e d¡¯¨¦tudes universitaires; et pour entrer dans une? ??grande ¨¦cole??, de nombreux ¨¦tudiants restent en fait au Lyc¨¦e pendant deux ann¨¦es enti¨¨res apr¨¨s le baccalaur¨¦at.

¨¤ cet ¨¦gard, les Lyc¨¦es font ¨¦galement partie du syst¨¨me d¡¯enseignement sup¨¦rieur fran?ais , grace ¨¤ ce qu¡¯on appelle les ??les classes pr¨¦paratoires?. L¡¯enseignement sup¨¦rieur est donc assur¨¦ par trois types principaux d¡¯¨¦tablissements : les lyc¨¦es, les universit¨¦s et les ??grandes ¨¦coles??.

Lyc¨¦es: Les classes pr¨¦paratoires. Lyc¨¦es en tant qu¡¯instituts d¡¯enseignement sup¨¦rieur. Contrairement aux ¨¦coles secondaires dans la plupart de tous les autres pays, les lyc¨¦es fran?ais ont un r?le qui s¡¯¨¦tend au-del¨¤ de la fin traditionnelle de l¡¯¨¦cole secondaire.

Ainsi, les meilleurs et les plus grands lyc¨¦es ont tous deux ann¨¦es de classes de plus, correspondant aux deux premi¨¨res ann¨¦es d¡¯enseignement sup¨¦rieur. Les plus prestigieuses d¡¯entre elles sont connues sous le nom de ??classes pr¨¦paratoires?? (ou pr¨¦pas), et sont essentiellement une alternative tr¨¨s s¨¦lective aux deux premi¨¨res ann¨¦es de l¡¯universit¨¦ (g¨¦n¨¦ralement non s¨¦lective).

Les ¨¦l¨¨ves de "pr¨¦pa?? sont dans de petites classes, et ont un programme intense d¡¯¨¦tudes, souvent plus de 30 heures de fili¨¨res par semaine, plus beaucoup de devoirs; mais les r¨¦compenses sont bonnes, et les ¨¦tudiants travaillent dur pour r¨¦ussir.

¨¦videmment les classes pr¨¦paratoires pr¨¦parent leurs ¨¦l¨¨ves ¨¤ entrer dans le "grandes ¨¦coles"? (voir ci-dessous), un autre aspect du syst¨¨me ¨¦ducatif Fran?ais qui n¡¯a pas d¡¯¨¦quivalent dans d¡¯autres pays.

Les ??Pr¨¦pas?? sont l¡¯illustration classique de l¡¯approche traditionnelle fran?aise de l¡¯¨¦ducation, qui implique beaucoup d¡¯apprentissage du livre, de longues heures en classe, l¡¯accumulation de faits et d¡¯informations, et moins dans la fa?on de questionner, la d¨¦couverte et la cr¨¦ativit¨¦ que ce qui est d¡¯usage dans les pays anglophones et beaucoup d¡¯autres.

Apr¨¨s tout, le syst¨¨me de lyc¨¦e a ¨¦t¨¦ invent¨¦ par Napol¨¦on, comme moyen de former les ¨¦lites instruites, mais serviles qui dirigeraient la nation - une tache dans laquelle il a r¨¦ussi comme nous le voyons jusqu¡¯¨¤ pr¨¦sent. Certaines classes de pr¨¦pa communes sont Khagne et Hypokhagne (¨¦tudes litt¨¦raires), Maths sup¨¦rieur et Maths sp¨¦ciales (math¨¦matiques), ou Pr¨¦pa HEC (¨¦tudes commerciales et commerciales).

Le BTS: Brevet de Technicien Sup¨¦rieur.

Les lyc¨¦es sont ¨¦galement charg¨¦s de dispenser des fili¨¨res d¡¯enseignement pour ce qui est l¡¯¨¦quivalent des dipl?mes nationaux sup¨¦rieurs (HND) au Royaume-Uni, c¡¯est-¨¤-dire des fili¨¨res d¡¯enseignement sup¨¦rieur de deux ans, g¨¦n¨¦ralement orient¨¦s technologiquement ou professionnels.

Les classes de BTS sont des entr¨¦es s¨¦lectives, et comme dans "classes pr¨¦pas??, les ¨¦tudiants ont une lourde charge de fili¨¨res ¨¤ passer. L¡¯approche tend ¨¤ ¨ºtre "scolaire??, c¡¯est-¨¤-dire comme dans une ¨¦cole, plut?t que "universitaire??, et les classes sont petites (jusqu¡¯¨¤ 30 ou plus). Les fili¨¨res de BTS populaires incluent ??m¨¦caniques??, ??secr¨¦tariat? trilingue?, ??tourisme??, etc.

Les Universit¨¦s.

La France compte environ 80 universit¨¦s d¡¯¨¦tat (le chiffre varie l¨¦g¨¨rement ¨¤ mesure que les universit¨¦s fusionnent, ou, parfois, se divise), plus 5 universit¨¦s catholiques (et un grand nombre ??d¡¯instituts priv¨¦s ?, dont certains d¨¦cernent des dipl?mes.)

Universit¨¦s d¡¯¨¦tat : Le d¨¦veloppement des universit¨¦s d¡¯¨¦tat fran?ais aux fili¨¨res du dernier demi-si¨¨cle a ¨¦t¨¦ grandement entrav¨¦ par une combinaison de deux facteurs : a) le r?le tr¨¨s lourd de l¡¯¨¦tat dans leur administration et leur d¨¦veloppement, et b) un sous-financement consid¨¦rable, par rapport aux universit¨¦s d¡¯autres pays.

Apr¨¨s un consid¨¦rable retard, et l¡¯opposition ¨¤ la r¨¦forme au sein des universit¨¦s elles-m¨ºmes, les choses changent, et une loi sur l¡¯autonomie des universit¨¦s a ¨¦t¨¦ adopt¨¦e en 2007, donnant un plus grand pouvoir de d¨¦cision aux pr¨¦sidents (vice-chanceliers) des universit¨¦s publiques.

Les universit¨¦s sont officiellement connues sous le nom de la ville dans laquelle elles sont situ¨¦es : il y a donc 13 ¨¦tablissements appel¨¦s l¡¯Universit¨¦ de Paris, num¨¦rot¨¦s de 1 ¨¤ 1 XIII ; la plupart d¡¯entre eux sont en fait dans les banlieues.

De nombreuses universit¨¦s ont pris d¡¯autres noms, qu¡¯elles utilisent sur tous leurs documents officiels; par exemple l¡¯Universit¨¦ d¡¯Auvergne ¨¤ Clermont-Ferrand, ou l¡¯Universit¨¦ Aix-Marseill ¨¤ Aix.

Les universit¨¦s sont divis¨¦es en facult¨¦s qui sont officiellement appel¨¦es "UFR?? (Unit¨¦s de formation et de recherche), bien que le mot "Facult¨¦?? soit encore souvent utilis¨¦ - comme dans Facult¨¦ des Sciences ou Facult¨¦ des Lettres.

Les universit¨¦s poss¨¨dent ¨¦galement d¡¯autres ??composants??, tels que les IUT (Institut Universitaire de Technologie) qui offrent des dipl?mes de deux ans (appel¨¦s DUT).

L¡¯IAEs ou (Instituts d¡¯Administration des Entreprises) - instituts de gestion d¡¯entreprise, avec un statut particulier, qui ont ¨¦t¨¦ mis en place ces derni¨¨res ann¨¦es, est en r¨¦ponse ¨¤ une prise de conscience que les universit¨¦s avaient largement manqu¨¦ ¨¤ l¡¯expansion massive de la demande de fili¨¨res d¡¯enseignement sup¨¦rieur - la demande qui avaient ¨¦t¨¦ repris (avec des degr¨¦s variables de qualit¨¦ acad¨¦mique) par les ¨¦coles de commerce priv¨¦es, qui ont prosp¨¦r¨¦ dans toute la France.

Dipl?me :

Les universit¨¦s accordent trois types de dipl?mes, conform¨¦ment au syst¨¨me europ¨¦en ??Bologne??. Le premier degr¨¦ (3 ans) est la licence, le premier dipl?me de troisi¨¨me cycle (5 ans d¡¯¨¦tudes) est la maitrise (en utilisant le terme anglais), et le dernier degr¨¦, obtenu apr¨¨s au moins huit ans d¡¯¨¦tudes, est le doctorat.

Toutes les fili¨¨res doivent ¨ºtre approuv¨¦es par le minist¨¨re de l¡¯Enseignement sup¨¦rieur, et tous les quatre ans toutes les universit¨¦s doivent passer par un long processus bureaucratique connu sous le nom de ??habilitation??.

Classement :

Les dipl?mes de licence et maitrise sont de diff¨¦rentes notes : comme dans l¡¯ensemble du syst¨¨me d¡¯¨¦ducation fran?ais , les notes sont class¨¦es sur une ¨¦chelle de 0 ¨¤ 20, dont 10 sont la note de passage.

Un dipl?me de r¨¦ussite est un dipl?me o¨´ l¡¯¨¦tudiant a une note moyenne comprise entre 10 et 11,99; au premier degr¨¦, la majorit¨¦ des ¨¦tudiants obtiennent un dipl?me de passage.

De 12 ans, les ¨¦l¨¨ves re?oivent une ??mention?? : Assez Bien de 12 ¨¤ 13,99, Bien de 14 ¨¤ 15,99, et Tr¨¨s Bien de 16. Tout degr¨¦ g¨¦n¨¦ral ??mention?? aurait tendance ¨¤ correspondre au moins ¨¤ un degr¨¦ de 2:1 (deuxi¨¨me sup¨¦rieur) d¡¯une universit¨¦ britannique.

Dans la plupart des d¨¦partements universitaires, une mention g¨¦n¨¦rale tr¨¨s bien?? ne serait normalement pas attribu¨¦e ¨¤ plus de 3% des ¨¦tudiants, souvent beaucoup moins - donc c¡¯est vraiment quelque chose d¡¯assez exceptionnel sur le CV d¡¯un dipl?m¨¦.

Les c¨¦r¨¦monies de remise des dipl?mes n¡¯existent pas dans Fran?ais universit¨¦s. Cependant, certains d¨¦partements universitaires ont introduit des c¨¦r¨¦monies non officielles, notamment pour les dipl?m¨¦s de maitrise.

Administration :

Les universit¨¦s, qui sont sous le contr?le th¨¦orique du ??Rectorat?? (Autorit¨¦ de l¡¯¨¦ducation), sont dirig¨¦es par un conseil d¡¯administration (Conseil d¡¯administration - CA), pr¨¦sid¨¦ par un vice-chancelier ¨¦lu, le ??Pr¨¦sident??. Les pr¨¦sidents d¡¯universit¨¦ sont ¨¦lus par le CA pour une p¨¦riode de 4 ans, une fois renouvelable.

Le CA est compos¨¦ de repr¨¦sentants ¨¦lus du personnel enseignant (environ 50 % des membres), du personnel administratif et des ¨¦tudiants, ainsi que de membres externes repr¨¦sentant des int¨¦r¨ºts locaux.

R¨¦organisation structurelle de l¡¯enseignement sup¨¦rieur en France

Les universit¨¦s fran?ais sont en train de se r¨¦organiser en f¨¦d¨¦rations locales massives d¡¯universit¨¦s et d¡¯instituts d¡¯enseignement sup¨¦rieur existants, connus sous le nom de PRES - ou P?le de recherche et d¡¯Enseignement Sup¨¦rieur.

Il y a un double objectif ¨¤ cet ¨¦gard; d¡¯abord pour ¨¦conomiser de l¡¯argent, en fusionnant certaines des structures administratives actuellement dupliqu¨¦es dans chaque universit¨¦ ou institution.

Deuxi¨¨mement, pour rendre les universit¨¦s fran?aises plus ??visibles?? sur la sc¨¨ne internationale, et nous esp¨¦rons, en r¨¦unissant sous un seul parapluie des laboratoires de recherche appartenant actuellement ¨¤ diff¨¦rentes universit¨¦s , renforcer le classement des universit¨¦s fran?aises dans les classements internationaux.

Par exemple, s¡¯il est difficile pour les universit¨¦s de Bordeaux 1, Bordeaux 2, Bordeaux 3 et Bordeaux 4 de figurer individuellement dans les classements universitaires mondiaux, il sera cens¨¦ ¨ºtre plus facile pour la nouvelle "Universit¨¦ de Bordeaux??, avec ses 60.000 ¨¦tudiants, de le faire.

Et lorsque les places de classement sont obtenues uniquement grace au volume de recherche effectu¨¦e par une institution, ou au nombre de dipl?m¨¦s, le r¨¦sultat souhait¨¦ peut ¨ºtre atteint. On peut se demander si cela rend l¡¯universit¨¦ de Bordeaux meilleure en termes r¨¦els.

Il met certainement plus de coh¨¦rence dans la ??carte universitaire?? de la France, dans la mesure o¨´ le fait d¡¯avoir quatre universit¨¦s qui se disent toutes ??Universit¨¦ de Bordeaux?? est d¨¦routant pour les ¨¦trangers; mais les universit¨¦s s¡¯¨¦taient d¨¦j¨¤ attaqu¨¦es ¨¤ ce probl¨¨me en prenant des noms sp¨¦cifiques - comme l¡¯Universit¨¦ Michel Montaigne (Bordeaux 2).

En outre, la nouvelle structure reste confuse en ce que la nouvelle ??Universit¨¦ de Bordeaux?? est compos¨¦e de quatre ¨¦tablissements qui sont (officiellement) chacune des universit¨¦s ¨¤ part enti¨¨re. Reste ¨¤ savoir si cela durera.

¨¤ Strasbourg, les trois universit¨¦s ont fusionn¨¦ en une seule (en 2009), pour former l¡¯unique "Universit¨¦ de Strasbourg??, avec ses 42 000 ¨¦tudiants. Mais d¡¯autres changements sont en cours, certains d¡¯entre eux r¨¦ussissent, d¡¯autres sont annul¨¦s. En 2013, l¡¯Universit¨¦ de Strasbourg a pr¨¦vu de fusionner avec l¡¯Universit¨¦ de Haute-Alsace, pour former l¡¯Universit¨¦ d¡¯Alsace, mais cela a ¨¦chou¨¦.

Si l¡¯UHA avait gagn¨¦ en visibilit¨¦ en rejoignant l¡¯Universit¨¦ beaucoup plus grande de Strasbourg, on ne sait pas exactement quels seraient les avantages pour la nouvelle Universit¨¦ de Strasbourg... ¨¤ moins que la taille pure ne soit consid¨¦r¨¦e comme un crit¨¨re vital de r¨¦ussite.

Il y a certainement des c?t¨¦s positifs ¨¤ la restructuration de l¡¯enseignement sup¨¦rieur en France; mais cette derni¨¨re r¨¦forme ne r¨¦pond pas aux difficult¨¦s r¨¦elles rencontr¨¦es par les universit¨¦s fran?aises . Ces difficult¨¦s sont la grave cons¨¦quence de leur sous-financement par rapport aux universit¨¦s de la plupart des autres pays d¨¦velopp¨¦s.

La mise en place des fili¨¨res dans les universit¨¦s fran?ais pourrait bien ¨ºtre d¨¦nou¨¦e dans les ann¨¦es ¨¤ venir. Universit¨¦s priv¨¦es : Selon une ancienne loi fran?aise, aucune institution priv¨¦e ne peut s¡¯appeler une ? universit¨¦ ? ; mais cela n¡¯emp¨ºche pas les universit¨¦s catholiques de le faire.

Les Universit¨¦s catholiques :

Comme pour les universit¨¦s d¡¯¨¦tat, il y a souvent un nom officiel (comme l¡¯Institut Catholique de Lyon) et un nom commun, que la plupart des gens, et les institutions elles-m¨ºmes utilisent (comme l¡¯Universit¨¦ Catholique de Lyon).

Les universit¨¦s catholiques offrent la m¨ºme gamme de fili¨¨res de degr¨¦ que les universit¨¦s d¡¯¨¦tat, et les ¨¦tudiants peuvent basculer librement entre les deux syst¨¨mes.

Autres institutions priv¨¦es?:

Les autres institutions priv¨¦es sont souvent appel¨¦es: ??¨¦coles??, certaines en ??grandes ¨¦coles?? (voir ci-dessous). Il y a toute une gamme d¡¯¨¦tablissements priv¨¦s offrant des dipl?mes d¡¯affaires, des qualifications techniques et d¡¯autres fili¨¨res.

Pour offrir un ??degr¨¦??, une ¨¦cole doit faire reconnaitre ses fili¨¨res par le Minist¨¨re, de la m¨ºme mani¨¨re que les universit¨¦s publiques.

Les Grandes ¨¦coles.

C'est l¨¤ le summum du syst¨¨me ¨¦ducatif fran?ais ; les ¨¦tudiants entrent par concours, les ¨¦tablissements sont relativement petits, comme leurs classes. Bon nombre des enseignants des ¨¦coles sont des professionnels ou des universitaires des universit¨¦s voisines, qui enseignent en suppl¨¦ment ¨¤ des taux bien sup¨¦rieurs au taux horaire pay¨¦ dans les universit¨¦s.

La plus c¨¦l¨¨bre Grande ¨¦cole est ??Polytechnique??, ¨¦galement connue sous le nom de "X??, qui a ¨¦t¨¦ fond¨¦e en 1794 comme une ¨¦cole d¡¯ing¨¦nierie publique. Il rel¨¨ve de la responsabilit¨¦ du minist¨¨re de la D¨¦fense, et les ¨¦tudiants portent des uniformes de c¨¦r¨¦monie militaires, avec des chapeaux de tricorne, pour les occasions officielles, comme lors d¡¯une c¨¦r¨¦monie de remise de dipl?me.

Les ¨¦tudiants suivent 4 ans d¡¯¨¦tudes, y compris une forte culture scientifique g¨¦n¨¦rale, et les ¨¦tudiants fran?ais ont le statut d¡¯officiers de l¡¯arm¨¦e. Le Polytechnique est r¨¦put¨¦ comme l¡¯une des meilleures universit¨¦s du monde. Il organise des ¨¦changes avec d¡¯autres institutions de la m¨ºme ligue : MIT, Harvard, Stanford, Oxford, ICL, etc.

L¡¯autre ¨¦cole de tr¨¨s haut rang est l¡¯¨¦cole Normale d¡¯Administration, l¡¯ENA, c¡¯est la plus haute institution fran?aise pour la formation des futurs hauts fonctionnaires, des hauts responsables politiques et des cadres.

Ces derni¨¨res ann¨¦es, l¡¯¨¦litisme de l¡¯ENA, qui fournit un nombre de hauts fonctionnaires et de ministres du gouvernement fran?ais, a suscit¨¦ de nombreuses critiques pour avoir form¨¦ des hauts fonctionnaires et des hommes politiques qui sont d¨¦connect¨¦s du reste de la soci¨¦t¨¦.

Parmi les autres grandes ¨¦coles ou grands ¨¦tablissements, on retrouve l¡¯¨¦cole des Mines, l¡¯¨¦cole Normale Sup¨¦rieure (l¡¯institut d¡¯art, ¨¤ l¡¯origine pour la formation des professeurs de lyc¨¦e), et les ¨¦coles d¡¯affaires et de management de classe mondiale comme HEC (Hautes Etudes Commerciales), l¡¯INSEAD (Institut europ¨¦en d¡¯administration) et Sciences Po, l¡¯Institut des ¨¦tudes Politiques de Paris, une ¨¦cole autonome d¡¯enseignement sup¨¦rieur financ¨¦e par l¡¯Etat.

Universitaires et recherche.

La plupart des professeurs universitaires fran?ais dans l¡¯enseignement sup¨¦rieur ont le statut de ??enseignant-chercheur??. Ils s¡¯occupent ¨¤ la fois de l¡¯enseignement et de la recherche. La recherche dans les universit¨¦s fran?aise est devenue beaucoup plus structur¨¦e ces derni¨¨res ann¨¦es que par le pass¨¦ et actuellement, tous les enseignants-chercheurs doivent appartenir ¨¤ un ??laboratoire??.

Il y a des laboratoires dans tous les domaines, de la physique nucl¨¦aire ¨¤ la litt¨¦rature m¨¦di¨¦vale anglaise. Il y a deux grades d¡¯enseignants-chercheurs titulaires dans les universit¨¦s fran?aises?: maitres de conf¨¦rences (correspondant aux professeurs) et professeurs.

Pour obtenir une nomination ¨¤ l¡¯un ou l¡¯autre niveau, un candidat doit passer par une proc¨¦dure fran?aise connue sous le nom de "habilitation??. Les ressortissants ¨¦trangers peuvent passer par le processus d¡¯habilitation, mais c¡¯est quelque chose qui doit ¨ºtre lanc¨¦ au moins un an avant que le candidat esp¨¨re prendre un poste d¡¯enseignant.

Pour devenir professeur, maitre de conf¨¦rences ou professeur d¡¯un autre pays, il faut passer par une habilitation encore plus complexe, pour laquelle il est n¨¦cessaire d¡¯¨¦crire ce qui ¨¦quivaut ¨¤ une deuxi¨¨me th¨¨se.

En cons¨¦quence de ce syst¨¨me, les universitaires ¨¦trangers ¨C et m¨ºme les universitaires fran?ais qui esp¨¨rent rentrer de l¡¯¨¦tranger, notamment les ¨¦tats-Unis ¨C ne peuvent pas entrer dans le syst¨¨me universitaire fran?ais avec quelque chose comme la facilit¨¦ de la mobilit¨¦ internationale qui existent dans la plupart des autres pays, un autre facteur qui a ¨¦t¨¦ pr¨¦judiciable au d¨¦veloppement des universit¨¦s fran?aises.

Il y a eu de nombreux cas d¡¯universit¨¦s fran?aises qui ont trouv¨¦ impossible de recruter des universitaires hautement qualifi¨¦s - fran?ais ou ¨¦trangers - ¨¤ des postes de professeurs, simplement parce qu¡¯ils n¡¯ont pas l¡¯??habilitation?? requise, ou qu¡¯ils ne l¡¯ont pas obtenu ¨¤ temps.

Autres enseignants : Il existe deux autres cat¨¦gories communes de personnel enseignant dans les universit¨¦s fran?aises ; ceux connus sous le nom de PRAGs (enseignants qualifi¨¦s du secondaire), qui n¡¯ont aucune exigence de recherche, et ATER - l¡¯¨¦quivalent des assistants d¡¯enseignement dipl?m¨¦s - qui terminent habituellement leur th¨¨se de doctorat.